Tomber en amour, ou non, telle est la question! « Je préfère qu’on reste amis» au Théâtre du Rideau Vert

Après avoir connu un grand succès au Théâtre Antoine à Paris, en janvier 2014, la pièce « Je préfère qu’on reste amis» de Laurent Ruquier, animateur à la radio et à la télévision françaises, a été une nouvelle fois chaudement applaudie par les spectateurs du Rideau Vert, jeudi soir, dans une adaptation québécoise mise en scène par Denise Filiatrault. L’intrigue est en apparence simple: depuis leur première rencontre, Claudine, une jeune femme fleuriste un peu complexée, est amoureuse de son meilleur ami, un beau jeune homme travaillant en publicité et multipliant les conquêtes. Un soir, alors qu’ils se voient pour une nième fois,  elle est enfin décidée à lui avouer ses sentiments. Or, cette comédie romantique, qui donne une impression de déjà-vu, se révèle tout, sauf ordinaire.

 

Lorsque le bellâtre dit à Claudine la phrase tant redoutée : « Je préfère qu’on reste amis», elle découvre peu après que l’homme qu’elle croyait connaître cache, en fait, de terribles secrets. Le scénario est rempli d’originalité. On passe de révélations en révélations, plus cocasses les unes que les autres. Il existe une très bonne chimie entre les deux comédiens qui réussissent à tenir la pièce du début à la fin. Elle aime tout de lui, jusqu’à son prénom; il adore son sens de l’humour et son naturel. On sent entre eux, une réelle complicité. Geneviève Schmidt en Claudine «Cloclo» est vraiment tordante et déborde d’énergie. La vedette du spectacle aux courbes généreuses prend sa place et on ne peut qu’être charmé. En plus de son amour pour les fleurs qui ajoute à l’humour, Claudine adore chanter pour son plaisir et particulièrement pour son bel ami. Ses petites envolées vocales sont un moment fort du spectacle et sont franchement très drôles. Finalement, elle a tout pour séduire l’homme qu’elle aime. Patrick Hivon en Jean-Dimitri a aussi bien servi le rôle. Bien que les mots ne coulent peut-être pas aussi naturellement que pour sa partenaire, il réussit à faire ressortir le côté à la fois cachotier et innocent du personnage et fait qu’on s’y attache tout de même.

 

Le décor, signé Jean Bard, est très réussi, particulièrement pour la boutique de Claudine ornée de fleurs. La mise en scène laisse place à de petits apartés où les personnages nous livrent leurs pensées intérieures. La fin est adorable et on en sort détendu. Une pièce fort agréable à voir non pour philosopher, mais pour oublier ses soucis pendant un peu plus d’une heure et demie. Et le rire est garanti!

 

Auteure : Anne-Marie Soucy

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