Attention, persévérance et esprit ludique contagieux ! FOLK-S Will you still love me tomorrow? de Alessandro Sciarroni à l’Usine C

Quelle surprise que ce FOLK-S ! Si on a lu brièvement la description avant de venir au spectacle ou regardé la vidéo promotionnelle, on sait que la même séquence de mouvements sera répétée. On n’y pense pas forcément longtemps, mais une fois arrivé dans la salle, un doute s’impose : les danseurs vont-ils vraiment faire les mêmes mouvements pendant toute la durée du spectacle ?

C’est la révélation de FOLK-S : oui, des mouvements similaires répétés en boucle, inlassablement, peuvent être l’expérience la plus ludique que vous vivrez cet hiver !

Le spectacle commence sur une touche conceptuelle, car les danseurs placés en cercle ont les yeux bandés. Tout est très sérieux et chacun des gestes est précis. Mais en fait, c’est déjà un esprit de groupe qui s’incarne dans ce petit exercice de garder le rythme et la direction. C’est aussi une façon pour les spectateurs de se familiariser avec cette séquence rythmée de battements de bras, claquements des mains, de sauts et de saccades des pieds.

FOLKS-S will you still love me tomorrow? de Alessandro Sciarono avec les Folk-dancer Marco D’Agostin‚ Pablo Esbert Lilienfeld‚ Francesca Foscarini‚ Matteo Ramponi‚ Alessandro Sciarroni‚ Francesco Vecchi  © Andrea Macchia Teatro Astra 24 Maggio 2013 Festival INTERPLAY/013

FOLKS-S will you still love me tomorrow?
de Alessandro Sciarono © Andrea Macchia

Puis le spectacle se déploie. Levé de bras-frappé-tour-saut de jambe-frappé-arrêt-marche-marche-marche, en carré, en cercle, par deux, au pas de course, en courbe. Et l’on regarde les danseurs, inlassablement, comme sous hypnose.

Heureusement, on perçoit l’humour du créateur, Alessandro Sciarroni, car il faut une bonne touche d’autodérision pour répéter, sans motif vital, une telle séquence absolument épuisante. Mais plus les danseurs s’épuisent, plus le spectacle gagne en intensité. En fait, avec extrêmement peu de moyen, cette épreuve d’endurance pour les danseurs (et un peu pour les spectateurs !) se révèle d’une réelle richesse émotive et esthétique.

Même si certains des danseurs renoncent, ce que Sciarroni nous rappelle avec son accordéon sans voix, c’est cette continuité du souffle. Un danseur part, mais le souffle du spectacle continue. Et d’ailleurs, même bien après cette performance, gageons que plus d’un spectateur aura envie de sauter et de claquer des mains !

Auteure : Raphaelle Occhietti

FOLK-S Will you still love me tomorrow? Alessandro Sciarroni

avec les Folk-dancer Marco D’Agostin‚ Pablo Esbert Lilienfeld‚ Francesca Foscarini‚
Matteo Ramponi‚ Alessandro Sciarroni‚ Francesco Vecchi
Photo © Andrea Macchia

À l’Usine C du 21 au 23 février

Montréal (Canada)

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