Ballet à Copenhague: Romeo et Juliette

Ce printemps au Théâtre de Copenhague, le ballet Roméo et Juliette (Romeo og Julie). Chorégraphie: John Neumeier. Musique: Sergej Prokofjev.
Copenhague nous offre ici un spectacle merveilleux, une histoire connue de tous à découvrir sous forme de danse. La salle, située dans le Théâtre Royal de la capitale danoise, nous transporte dans le temps par sa splendeur, ses lumières et ses décors comme seuls les vieux bâtiments européens le peuvent. Dans cet emplacement enchanteur, le spectacle nous plonge dans le conflit entre les Capulet et les Montaigu. Les deux familles sont représentées en grand nombre sur scène, ce qui donne beaucoup de dynamisme et de grandeur aux chorégraphies de groupe qui se suivent durant le spectacle. Le décor, sobre et bien intégré dans le jeu des danseurs, s’adapte aux fils des scènes. Les costumes sont fluides et accrocheurs. Avec des coiffes de toutes formes, des robes colorés, l’énergie est aussi mise en évidence par les collants des danseurs, aux couleurs agencés et aux motifs variés.
Et la danse! C’est merveilleux de se laisser raconter une histoire uniquement par l’éclat devant nos yeux et la beauté dans nos oreilles. Tantôt en groupes, presque étourdissants avec tous les mouvements et les costumes, et tantôt en solo, duo ou trio à couper le souffle par la puissance, la hauteur, la précision des danseurs étoile. Les danses en couples sont attendrissantes, gracieuses et remplies légèreté. Il faut aussi souligner la performance des danseurs masculins, dont la force, la maîtrise et la gaité dans le mouvement sont impressionnants. Leur performance est aussi amusante et coquine. Quel rafraichissement de voir parfois des mouvements totalement étrangers au ballet classique: des pieds dépointés, des mimiques animales et des jambes à l’allure folle. Un beau jeu qui mélange la danse et l’humour à plusieurs reprises.
Un autre moment fort du spectacle est lorsque trois jeunes garçons remplacent quelques instants l’orchestre en jouant du luth, un musique douce et berçante, par dessus laquelle on peut entendre les chaussons des danseuses qui effleurent le sol. Viennent alors se rajouter les instruments de l’orchestre tout en douceur, en commençant par le violon.
Un spectacle magnifique pour les yeux, les oreilles et le coeur.
Au Théâtre Royal de Copenhague, jusqu’au 16 avril 2016.
Photo: Det Kongelige Teater
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