Figaros Bryllup – Les Noces de Figaro à l’Opéra de Copenhague

Les noces de Figaro est un opéra de Mozart datant de 1786, basé sur un livret de Lorenzo da Ponte qui s’inspire de la comédie de Beaumarchais, « Le mariage de Figaro ».

On nous raconte l’histoire de Figaro (Henning Von Schulman), valet de chambre du comte Almaviva d’Espagne (Palle Knudsen) et son épouse (Sine Bundgaard), et de la camériste de celle-ci, la jeune Susanna (Anke Briegel) qui est fiancée à Figaro. L’oeuvre commence dans chambre destinée à Figaro et Susanna lorsqu’ils seront mariés, mais cette dernière s’inquiète que leur chambre soit trop proche de celle du comte qui lui fait incessamment la cour, ainsi qu’à la fille du jardinier, Barbarina (Julie Meera Albertsen). Le jeune Cherubino (Tuva Semmingsen), le page du comte, qui est épris de la comtesse, explique à Susanna que le comte l’a congédié suite à l’avoir aperçu seul avec Barbarina.

Le comte, qui vient trouver Susanna, voudrait qu’elle accepte ses avances, pendant que Cherubino est contraint de se cacher. À l’entente de la voix du maître de musique Basile (Bengt-Ola Morgny), le comte se cache à son tour, forçant Cherubino à trouver une nouvelle cachette. Ils se font tous deux découvrir, mais Figaro entre alors pour remercier le comte d’avoir aboli le droit de cuissage sur son domaine, et lui demande en même temps sa bénédiction pour leur mariage.

Dans le deuxième acte, la comtesse est remplie de morosité d’être tant délaissée par son mari, alors que Susanna convainc Cherubino de chanter à la comtesse la sérénade qu’il lui a écrite. Elles le déguisent ensuite en femme pour qu’il puisse rester sans être reconnu et qu’il puisse être présent au mariage. Le comte entre à son tour, furieux d’une lettre lui indiquant que sa femme aurait peut-être un amant, et Cherubino se retrouve à nouveau caché mais fait du bruit que le comte entend. Le temps que le comte essaie d’ouvrir la porte derrière laquelle Cherubino se cache, la comtesse avoue à son mari que c’est Cherubino qui est caché et non pas Susanna comme elle prétendait au départ. Réussissant à changer de place avec Susanna, Cherubino saute par la fenêtre. Susanna sort alors et explique au comte que la lettre à propos de sa femme se voulait une tentative de le rendre jaloux pour qu’il porte plus attention à sa femme.

Dans le troisième acte, suite au mariage de Figaro et Susanna ainsi que celui de Marcelina (Elisabeth Halling) et Bartholo (Morten Staugaard), Susanna accepte finalement de rencontrer le comte dans le jardin, mais elle lui joue un tour avec la comtesse, car les deux décident d’interchanger leurs habits. Figaro tombe dans le même supercherie, mais reconnaissant rapidement sa fiancée par sa voix, il répond à son tour en faisant des avances à Susanna habillée en comtesse. Il lui avoue rapidement la vérité, et le comte est quant à lui obligé de demander pardon à sa femme, car ses avances à une autre son maintenant connus. Tout rentre dans l’ordre et ils finissent la soirée en dansant.

Avec un opéra connu pour être comique, l’équipe derrière cette représentation réalise un vrai coup de maître, avec un spectacle réellement bourré d’humour. L’orchestre, qui est sur la scène et non en dessous, prend une grande partie de la place sur scène, et s’intègre allègrement au spectacle. Rempli de modernité et de piquant, le premier acte est plein de clins d’oeil extrêmement réussis. Les chanteurs jouent réellement avec les musiciens, se promènent entre eux, les touchent et jouent avec le chef d’orchestre. Quelle originalité de voir le chef d’orchestre se retourner des musiciens pour chanter et interagir avec les chanteurs, ou de le voir conduire le chant de Cherubino en même temps qu’il continue de conduire l’orchestre.

Les costumes sont très modernes mais restent bien en accord avec la pièce. Le décor, dont le principal morceau est en fait l’orchestre, est très réussi, avec des touches modernes et pleines d’humour, et de éclairages et accessoires sortant de l’ordinaire. Un train sur rail fait une petite montagne russe autour de l’orchestre, et est accompagné de balançoires et d’une panoplie de lampes. La scène n’est pas complètement fermée, et on peut apercevoir les va-et-vient des chanteurs avant leur entrée sur scène, ce qui donne un dynamisme et une dimension réaliste au spectacle. Cela permet aussi des effets intéressants, comme Figaro qui fait le tour de l’orchestre en trottinette sans cesser de chanter.

Les chanteurs sont vraiment fabuleux, drôles et touchants mais sans exagération. Un coup de coeur pour Cherubino, qui était absolument accrochant, et pour les prestations de chacun qui, en plus de toutes les touches d’humour et les pincées de taquineries avec le public, offrent des performances vraiment spectaculaires.

À voir absolument, tant par les passionnés d’opéra que par les novices!

Présenté au Théâtre Royal de Copenhague jusqu’au 28 avril 2016.

Crédit image: https://kglteater.dk/det-sker/sason-2015-2016/opera/figaros-bryllup/

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