Lohengrin à l’Opéra de Copenhague

Lohengrin, opéra de Richard Wagner (Musique et livret), a été composé au milieu du 19e siècle. Présenté à l’Opéra de Copenhague jusqu’au 13 mars 2016.

https://kglteater.dk/det-sker/sason-2015-2016/opera/lohengrin/

L’intrigue se situe au bords de l’Escaut, autour d’Anvers, alors partie de l’empire germanique. Le roi Heinrich (Steven Humes) demande au comte Friedrich de Telramund (Thomas Jesatko) de le mettre à jour sur la situation militaire des troupes. Ce dernier explique au souverain que le duc de Brabant l’avait nommé protecteur de ses deux enfants, Gottfried et Elsa, avant sa mort. Il raconte qu’après une balade en forêt, Elsa est revenue seule. Il accuse Elsa d’avoir noyé son frère, ce pourquoi il n’a pas voulu épouser la jeune femme qui lui était promise, et il a plutôt épousé une femme nommée Ortrud (Elena Zhidkova). Il accuse aussi Elsa de cacher un amant. Le roi, qui est juge de la situation, offre à Elsa le droit de répondre à l’accusation. Elle choisi comme défenseur un chevalier dont elle a rêvé qui entrera en duel contre son accusateur, car elle veut être protégée par un envoyé de Dieu. Elle propose en échange de sa défense, tout ce qu’elle est et ce qu’elle possède, c’est à dire sa main, la couronne ainsi que les terres qu’elle hérite de ton père.

Après deux appels, un chevalier (Burkhard Fritz) arrive soudain, tiré par un cygne qu’il remercie de son aide, et vient proposer à Elsa de la défendre en combattant Telramund en son nom. Le chevalier sauveur n’a aucun mal à avoir le dessus sur le comte, mais lui offre généreusement la vie sauve malgré tout. Ainsi vainqueur, le chevalier inconnu est célébré par tous alors que Telramund est humilié et sa femme se questionne sur qui est ce mystérieux personnage, qui a fait promettre à Elsa de ne jamais lui demander son nom ou sa provenance.

Telramund et sa femme énoncent leur complainte, s’accusant l’un de mensonge et l’autre de faiblesse, et Ortud nie la puissance de Dieu que son mari implore. Les deux veulent se venger du chevalier et d’Elsa. Ortud prévient Elsa de ne pas aveuglément avoir confiance en son fiancé, sur lequel elle ne sait rien. Le chevalier se fait accuser de magie et d’avoir triché au duel. S’en suit la cérémonie de mariage, durant laquelle on entend la mélodie de la marche nuptiale, qui est de nos jours un classique dans les mariages occidentaux. Suite au mariage, Elsa implore finalement son nouvel époux de lui révéler son nom. Devant les troupes de soldats qui apportent le cadavre du comte de Telramund, le chevalier est obligé de répondre à la requête de sa femme et annonce devant tous qui il est et d’où il vient: « Écoutez maintenant la réponse à la question interdite!

Par le Graal je fus envoyé à vous:

Mon père Parsifal en porte la couronne

Son chevalier je suis et j’ai nom Lohengrin. »

Le cygne vient ensuite le chercher, et Lohengrin annonce au roi la victoire sur ses ennemis, et à Elsa les retrouvailles avec son frère disparu pour qui il lui laisse trois cadeaux: un cor, une épée et un anneau. Le jeune Gottfried prend soudain la place du cygne, et est présenté comme le duc de Brabant. Alors qu’Ortud tombe sous la défaite, Lohengrin s’éloigne pour toujours et Elsa tombe sans vie dans les bras de son frère réapparu.

Avec une mise en scène magnifique, cette pièce à l’intrigue complexe et pleine de détails garde les spectateurs bien en haleine et concentrés sur les déroulements et l’avancement de l’histoire. Le jeu des plumes, qui représente le pouvoir donné des dieux, est vraiment merveilleux: d’abord une plume qui tombe sous un faisceau lumineux au dessus d’Elsa à la montée du rideau, puis le décor d’une forêt de plumes géantes, et finalement le détail si léger que le chef d’orchestre utilise une plume  à la place de sa baguette. Les décors sont très réussis, puissants, avec des jeux d’asymétrie qui donnent un dynamisme et une authenticité à la scène, supportés par le balcon au deuxième étage qui est très bien utilisé pour contraster et venir appuyer les mouvements. L’éclairage est sensationnel, parfois énormément puissant, venant d’une porte géante et éblouissant complètement la scène et les personnages, parfois changeant complètement d’un moment à l’autre, pour nous transporter dans un autre monde en quelques instants. Les accessoires sont véridiques et simples, parfaits, tous comme les costumes qui scient parfaitement aux personnages et à leur caractère.

Les voix des chanteurs sont époustouflantes, et grandement acclamées par la foule. Les expressions faciales sont précieuses, et le charisme et la présence de Lohengrin, d’Elsa et du roi sont vraiment poignants, tout comme l’inquiétante Ortrud qui a un jeu vraiment mystérieux et ensorcelant. L’orchestre nous emporte complètement, avec tout leur talent et avec des surprises, comme les trompettes qui tonnent soudainement de différents balcons de la salle, donnant une toute autre dimension à la musique. On sort de la représentation avec une gratitude que Wagner aie sorti sa plume pour nous offrir ce cadeau.

Crédit image: Det Kongelige Teater

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :