L’Oratorio de Noël de Bach : joie et magnificence ! Encore un soir seulement !

L’Oratorio de Noël de Bach est un concert qui saura combler vos désirs d’harmonie et de joie pour cette période des fêtes. L’Orchestre Symphonique de Montréal a judicieusement choisi de ne présenter que les deux premières et les deux dernières cantates sur 7. Ainsi, la première cantate jouée à l’origine le 25 décembre 1734, célèbre la naissance de Jésus. La deuxième cantate jouée le 26 décembre célèbre l’apparition des anges aux bergers. Puis, dans un mouvement de parallèle et d’union l’annonce du message à la communauté près de Bethleem et la reconnaissance mondiale du sauveur, les Cantates 5 et 6 introduisent les rois mages (jouées respectivement le 2 janvier 1735 et le 6 janvier 1735).

Pour ceux et celles qui sont familiers avec la musique de Bach, vous ne serez pas surpris de retrouver l’immense joie de vivre qui émane de ses œuvres. Ici, même si les textes sont tirés des Évangiles de Luc et de Matthieu, la musique de l’Oratorio n’a en rien le caractère inquiet et sombre des Passions de Bach. Et pour cause, non seulement l’événement à célébrer est un événement heureux, mais la musique – comme l’explique le feuillet distribué par l’OSM et rédigé par Guy Marchand – serait en partie une réutilisation d’airs profanes que Bach avait composés durant l’année 1734. Ainsi, un air voluptueux à propos d’Hercule se transforme en apparition des anges aux bergers.

La sonorité si particulière à Bach se retrouve aussi dans cet Oratorio, avec cet agencement si fin des hautbois, des bassons et de la contrebasse. Il faut également souligner la joie qu’apportent les petites trompettes alliées aux timbales, véritables âmes d’une extase heureuse. Dans la deuxième cantate, la flûte traversière, la contrebasse pincée et le petit orgue qui accompagnent le chant du ténor sont stupéfiants pour communiquer le message d’amour : « Allez et repaissez votre cœur et votre âme! », « Geht und labet Herz und Sinnen ! ». L’extraordinaire contreténor Robin Blaze livre une performance inouïe : dans l’aria (n.19) de la deuxième cantate, l’entrée de sa voix qui suit la flûte traversière et les volutes de sa voix sont un moment particulièrement émouvant de cet oratorio. Soprano, alto et ténor s’unissent dans la cinquième cantate, alors que le premier violon, la contrebasse et le petit orgue s’allient pour faire résonner les paroles « Jésus, ah, alors viens à moi ! », « Jesu, ach so komm zu mir! ».

Seulement deux représentations sont données de ce concert porté par des artistes internationaux et par la très belle performance de l’Orchestre Symphonique de Montréal, et ce soir est votre dernière occasion d’y assister, alors courez vite acheter vos billets !

Auteure : Raphaelle Occhietti

Image de garde : La Maison Symphonique de Montréal ©Photographie_Panatonic

L’Oratorio de Noël de Bach

16-17 décembre 2015 à la Maison Symphonique de Montréal.

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