Octobre et novembre, les comparses culturels du théâtre

Les planches brûlent quand retentissent ces trois coups sourds annonçant le lever du rideau. Octobre et novembre s’annoncent avec une multitude de représentations théâtrales à ne pas manquer, et tout simplement à découvrir. Ces deux comparses de la culture seront occupés dans la métropole, eux qui animeront les soirées froides d’avant-neige.  Recensement des pièces à ne pas manquer dans les 60 prochains jours.

12 septembre au 20 octobre 2012 au Compagnie Jean Duceppe
Thérèse et Pierrette à l’école des Saints-Anges

Texte: Michel Tremblay
Mise en scène: Serge Denoncourt
Résumé:

Nous sommes dans les années 40, au Québec, dans une école de jeunes filles en sixième année alors qu’on se prépare pour la Fête-Dieu.  Thérèse, Pierrette et Simone fréquentent cette école dont la directrice, mère Benoîte des Anges, représente l’autorité, une femme qui terrorise tout le monde autour d’elle.  C’est l’âge des tiraillements, des fous rires, des malaises, des alliances, des espiègleries, des amitiés particulières. C’est aussi de l’emprisonnement des femmes dont il est question ici, de l’oppression des femmes par d’autres femmes.

Extraordinaire portrait d’une époque, cette œuvre constitue un témoignage sur ce que nous avons été.  Denoncourt insiste sur le fait qu’on regarde cette pièce comme un album de famille, comme on regarde des vieux films super-8. On en rit, on en pleure, on est étonné, on est témoin.  Et Tremblay nous fait réaliser tout le chemin parcouru par les femmes en un demi-siècle!  Après la Révolution tranquille, les femmes ont enfin pris leur place dans la société.

(c) Compagnie Jean Duceppe

18 septembre au 13 octobre 2012 au Théâtre d’Aujourd’hui
Robin et Marion
Création du Théâtre d’Aujourd’hui et du Théâtre I.N.K

Texte: Étienne Lepage
Mise en scène: Catherine Vidal
Résumé:

Robin et Marion, c’est une histoire de passion. il fait chaud, on se pourchasse dans la nature sauvage, on se perd, on se trouve… Mais c’est aussi une histoire d’inconscience. L’histoire d’un humain qui ne se connaît pas, un humain qui agit non par sa simple volonté, ou par ses désirs dévorants, mais aussi par des événements futiles, par des accidents. Un humain qui dévale le long d’une pente irrésistible et qui ne parvient qu’au mieux à choisir sur quel obstacle il va s’écraser. Un humain naïf, partiel à lui-même, maladroit. Un humain inutile. Et beau.

(c) Mélanie Demers

2 octobre au 4 octobre 2012 Aux Zécuries
Paper Cut

Texte: Yael Rasooly et Lior Lerman
Interprétation: Yael Rasooly
Résumé:

Une secrétaire de direction modèle et néanmoins fantasque et rêveuse ne cesse de se laisser déborder par ses rêves de stars, souvenirs impérissables des films des années 40. Dans un délire progressif, la réalité et la fiction s’affrontent; son bureau devient le plateau de la Warner… mais l’histoire dérape et le conte romantique vire au cauchemar hitchcockien.

De vieux magazines, des photos, des silhouettes de papier… Un « seul en scène » qui utilise les techniques du théâtre d’objets et la simplicité du papier découpé pour créer une réelle tension dramatique avec sensibilité et humour.

©BOAZ ZIPPOR

2 octobre au 27 octobre 2012 à l’Espace Go
Bienveillance

Texte: Fanny Britt
Mise en scène: Claude Poissant
Résumé:

Cela fait dix-sept ans que Bruno et Gilles, le narrateur, ne se sont pas revus. Deux amis d’enfance que la vie a éloignés. Gilles est avocat, du côté de la victoire à tout prix. Bruno est le beau-père d’un garçon de neuf ans qui, après un accident, est en apesanteur entre la vie et la mort. Réunis à Bienveillance, les deux amis se tiennent maintenant face à face, aux extrémités d’une cause qui les oppose.

Tandis que gravitent autour de Gilles, de retour dans sa ville d’origine, des personnages tant réels qu’imaginaires – de sa mère haute en couleur aux fantômes de ses frères en passant par un père qu’il n’a jamais connu – BIENVEILLANCE plonge le narrateur, et le spectateur, dans une réflexion morale et existentielle, à la fois tourmentée et tendre, et explore le Québec actuel avec sa présupposée opposition entre ruralité et urbanité d’un œil à la fois assassin et amoureux.

© Hugo B. Lefort

4 octobre au 7 octobre 2012 à l’Usine C
Invisible Atom

Texte: Anthony Black
Mise en scène: Ann-Marie Kerr
Résumé:

Authentique épopée à taille humaine, Invisible Atom commence par une « success story », celle d’Atom qui possède tout ce qu’il désire : une petite amie magnifique, une carrière brillante dans la finance, un nouvel enfant. Mais quand il subit un violent revers de fortune, il se retrouve suspendu à un moment précis dans le temps et l’espace, là où sa progression fulgurante s’essouffle et où la chute irréversible lui ouvre les bras. Dans cette fraction de seconde critique, la durée se liquéfie et les lois matérielles s’étiolent. Mais au moins, Atom aura la chance de s’expliquer…

Tout ce qui monte un jour finit-il par redescendre ? À la manière de la physique moderne qui étudie le plus petit comme le plus grand, Invisible Atom pose un regard acerbe sur ces avancées qui nous échappent, à l’intérieur d’un espace scénique intime.

(c) Nick Rudnicki

16 octobre au 3 novembre 2012 Aux Zécuries
Hamlet est mort. Gravité zéro

Texte: Ewald Palmetshofer
Mise en scène: Gaétan Paré
Résumé:

La fable : Mani et Dani, un frère et une sœur, rendent visite à leurs parents, Karl et Caro, pour l’anniversaire de leur grand-mère maternelle qui fête ses 95 ans. Or, il se trouve que ce jour est aussi celui des funérailles d’un ami, abattu par son père d’un coup de fusil. Le repas de fête est sinistre de même que la rencontre fortuite de Oli et Gaby, avec qui ils formaient jadis un quatuor d’inséparables. Une journée fatale pour tous.

Quand le spectacle commence, tout a déjà eu lieu. Dans un jeu de plaidoyers lourds de sous-entendus, chacun des protagonistes se mêle d’exposer au public le déroulement de cette journée. Mais peut-on dire précisément quand tout cela a commencé ?

©JULIE DOUCET

30 octobre au 17 novembre 2012 au Théâtre d’Aujourd’hui
Tout ce qui tombe

Texte: Véronique Côté
Mise en scène: Frédéric Dubois
Résumé:

Tout ce qui tombe dresse devant nous un paysage.
Un paysage de possibles, dont presque rien ne reste – que des traces.
Ce qui nous lie, ce qui nous sépare.
il y a une ville, Berlin, affalée au beau milieu des vies de tout le monde.
il y a de grandes amours.
il y a des murs.
il y a la mer Baltique, des violons, un aéroport, une cabine téléphonique à Budapest, un rosier sauvage, de l’acupuncture, des bagages, une voiture abandonnée, un coffre à outils, un banc de parc, la Spree, de la salade, de la vodka, des billets d’opéra, des fugues de Bach, un café sur Oranienstrasse, des lits, des téléphones, des lettres, des baisers.
Plein de gens qui se perdent.
Plein de gens qui se sauvent.
Des mots, que personne n’entend. Et qui tombent, comme une sorte de neige.

(c) Maude Chauvi

30 octobre au 11 novembre 2012 à l’Usine C
Trois romances : Grand singe, Belle manière et Mygale

De: Nicolas Cantin
Résumé:

Dès sa pièce « dansante » Grand singe, l’univers de Nicolas Cantin imposait sa différence et ses principales caractéristiques : minimalisme des situations, humour tragicomique et travail méticuleux sur la présence des interprètes. Cette première forme hybride, qui racontait la rencontre entre un homme et une femme, témoignait déjà de son talent pour flairer les fêlures et les absurdités humaines. Avec Belle manière, il récidivait en faisant surgir du plus pur dépouillement les émotions les plus grinçantes, toujours avec cet art maîtrisé de la clownerie.  Aujourd’hui dans Mygale, le duo scénique auquel il nous avait habitués devient un quatuor pour encore mieux toucher à la complexité des êtres. Dans un espace presque nu, les quatre protagonistes nous jouent le spectacle de l’intimité, là où la sauvagerie n’est jamais très loin.

(c) Nicolas Cantin

31 octobre au 8 décembre 2012 au Compagnie Jean Duceppe
Du bon monde

Texte: David Lindsay-Abaire
Mise en scène: Pierre Bernard
Résumé:

Bienvenue à Southie, un quartier de Boston où une belle sortie dans le monde consiste à aller au bingo… où le chèque de paie du mois sert à régler les dettes du mois précédent… et où Margaret Walsh vient de perdre son emploi au Dollar Store. L’avenir s’annonce très sombre pour elle.  Menacée d’éviction et désireuse de respirer un peu, Margaret est persuadée que Mike, une vieille connaissance qui a réussi à sortir de Southie, sera pour elle la personne rêvée qui va l’aider à repartir à neuf.  Elle décide d’aller le rencontrer avec l’espoir que ce dernier va l’aider à conjurer le sort.  Mais cet homme qui, semble-t-il, a réussi tout seul à se sortir de la misère, est-il suffisamment sûr de lui pour accepter d’assumer ses humbles origines?  Margaret est sur le point de risquer le petit peu qu’il lui reste pour l’apprendre.

Souvent avec humour, Lindsay-Abaire explore les luttes, les découragements, les liens malgré tous les espoirs inébranlables que vivent en Amérique les gens qui ne possèdent pratiquement rien.

(c) Compagnie Jean Duceppe

13 novembre au 8 décembre 2012 à l’Espace Go
Démesure d’une 32A

Texte: Clémence DesRochers
Mise en scène: Brigitte Poupart
Résumé:

Clémence DesRochers, dont le prénom est devenu un nom de code pour le rire, l’impertinence et la tendresse, a laissé un chemin de mots tout au long duquel, en se racontant, elle parle de nous. Celle qui fut longtemps à l’écoute de ses contemporains, et particulièrement des femmes, nous a laissé des monologues, chansons et poèmes qui demeurent universels et qui trouvent encore aujourd’hui leur résonnance. Ce soir, la salle de théâtre prend des airs de cabaret pour nous permettre de redécouvrir cette richesse collective. Nous comprendrons alors que Clémence avait un don pour écrire les rires, les sourires et les pleurs… et surtout une manière unique de raconter le monde!

© Carl Lessard

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :