Bach – Musique de la vie, musique de l’éternité

La présentation par l’OSM de la messe en si mineur de Bach a été l’occasion de révéler aux spectateurs l’activité raffi née de l’orchestre invité Tafelmusik Baroque Orchestra and Chamber Choir.

Bach était protestant et une partie de son oeuvre est dédiée à l’instant cérémoniel. Il composait chaque semaine une cantate pour le dimanche suivant. Pourtant, l’appellation de « messe » ne doit absolument pas réduire l’oeuvre à ses limites temporelles, géographiques et dévotionnelles. Certes, elle exprime l’espoir, la foi, le doute d’un homme qui a trouvé un sens à la production de sa vie, mais cette messe reste avant tout l’expression d’un homme et non l’incarnation d’une doctrine. Car à l’écoute de cette création bien trop splendide pour un véritable usage liturgique, il semble que soit une vie entière qui se déroule devant nous. Un homme raconte et transmet par le biais de la musique son amour incontestable de la vie, parsemé d’incertitudes (comme le passage Et incarnatus est), de joie profonde mais légère (Osanna in excelsis) et de bonheur serein comme dans le Domine deus, que je vous conseille vivement d’écouter pour y retrouverez les accents musicaux qui font la beauté intemporelle de Bach.

Étonnamment la salle de spectacle se transforme en un lieu propice à la réfl exion, au retour sur soi. L’effet devait être absolument convaincant dans les églises mais rien ne nous empêche d’actualiser les lieux de quiétude où nous désirons nous immerger dans la méditation.

Il fut aussi instructif et intéressant de découvrir les divers instruments ayant servi à l’époque de Bach et que l’on retrouve moins souvent dans les orchestres actuels. Ainsi, le petit orgue a harmonisé merveilleusement la partition sans s’imposer aux arias chantées par le ténor, la basse, l’alto ou la soprano. De plus, les sonorités enjouées et allègres provenaient de ces très jolies trompettes allongées. Les spectateurs ont pour une fois été généreux en applaudissement autant pour les chanteurs et le chef d’orchestre que pour l’orchestre luimême. Il faut dire que cette messe de Bach ainsi que son interprétation ont vraiment communiqué une joie de vivre que l’on conserve bien après le spectacle.

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